Léa Roback

Née à Montréal en 1903, Léa Roback passe son enfance à Beauport, près de Québec, où ses parents exploitent un magasin général.

Elle manifeste son esprit d’indépendance dès l’âge de vingt ans en allant s’installer à New York. Puis rapidement, c’est la France et ensuite l’Allemagne, où elle étudie la littérature, l’histoire et l’art, tout en travaillant pour subvenir à ses besoins. C’est à Berlin qu’elle devient membre du Parti communiste, qui lutte alors contre la vague déferlante du nazisme.

1932 : De retour à Montréal, elle organise un groupe d’études marxiste et ouvre, un peu plus tard, en 1935, la première librairie marxiste. C’est également cette année-là qu’elle coordonne la campagne politique de celui qui deviendra, en 1943, le premier député communiste de la Chambre des communes.

1936 : Elle se joint à Thérèse Casgrain dans la lutte pour l’obtention du droit de vote des femmes au Québec.

1937 : Léa Roback participe à l’organisation de la grève de 5 000 ouvriers de l’industrie du vêtement, une des premières batailles syndicales pour l’amélioration des conditions de travail des femmes.

1943 : Elle participe à l’obtention, pour plus de 4 000 ouvriers dont cinquante pour cent de femmes, du tout premier contrat syndical.

Son association avec le mouvement ouvrier durera longtemps. Pendant toutes ses années de militantisme, Léa travaillera également avec acharnement, au sein de sa communauté, à l’amélioration des conditions de vie des femmes.

En 1985, l’Institut canadien de recherche sur les femmes la nomme membre honoraire. Puis, à l’occasion de son 90e anniversaire, en 1993, c’est au tour de ses amis de lui rendre hommage en créant la Fondation Léa Roback.

Léa Roback n’a jamais cessé, jusqu’à sa mort au cours de l’année 2000, de s’impliquer activement dans les causes concernant les femmes et la justice sociale.

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